La probabilité pour Lula d’exercer un troisième mandat présidentiel en 2019, est nulle après que le tribunal électoral brésilien l’a exclu vendredi officiellement de la course. Un dossier de corruption et de blanchiment d’argent, pèse lourd sur la tête de M. Lula ayant toujours nié les allégations. Le soutien que lui a apporté par l’ONU, n’a pas suivi d’effet


Rio de Janeiro, samedi 1er septembre 2018 ((rezonodwes.com))–Le Tribunal supérieur électoral du Brésil (TSE) a statué vendredi à la majorité que l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva ne pouvait pas être candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2018.

M. Lula, qui a exercé deux mandats présidentiels de 2002 à 2010, purge actuellement une peine controversée de 12 ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent, bien qu’il ait toujours le droit de faire appel.

En août dernier, le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies avait déclaré que M. Lula ne pouvait pas être disqualifié en tant que candidat avant d’avoir été jugé en appel.

Toutefois, la majorité des juges du TSE ont statué que la position de l’ONU n’avait pas de caractère contraignant en la matière, empêchant M. Lula de postuler à la présidence en raison de son casier judiciaire, en vertu d’une loi qui stipule l’inéligibilité des personnes condamnées pour corruption.


Avec cette décision, le nouveau candidat du Parti des travailleurs sera Fernando Haddad, jusqu’à présent colistier de M. Lula.

Notons que l’ancien président Lula avait besoin d’une simple majorité du tribunal pour participer à l’élection présidentielle. Toutefois, sur les sept juges du TSE, cinq se sont prononcés contre lui.