Le porte-parole de la communauté haïtienne au Chili, William Pierre, a demandé au gouvernement de l’aider à renvoyer des milliers d’Haïtiens qui n’ont pas trouvé d’opportunités dans le pays et qui n’ont pas les moyens de payer leur voyage de retour


Lundi 26 août 2018 ((rezonodwes.com))– Des milliers d’Haïtiens ayant immigré au Chili se trouvent dans une impasse à partir des nouveaux règlements migratoires mis en place par le président de droite Sebastián Piñera, à cause de l’impossibilité pour eux d’obtenir des autorités d’Haïti les documents nécessaires à leur régularisation.

« Ce processus est lent et cela peut prendre des mois car les documents administratifs en Haïti ne sont pas numérisés. De ce fait, ceux qui ne disposent pas de cette documentation sont dans une impasse et n’ont pas le droit de travailler » a révélé William Pierre.

Selon ce porte-parole de la communauté haïtienne au Chili, la majorité de ces jeunes Haïtiens se retrouvent sans emploi, car ils ne sont pas autorisés à travailler. De plus, des inspecteurs infligent des amendes à ceux qui sont pris en train d’effectuer un boulot sans documents.


Pierre a demandé aux dirigeants chiliens de prendre un décret en toute urgence pour accorder une autorisation de travail aux Haïtiens durant le processus de régularisation et de surseoir aux mesures visant à les sanctionner.

« Oui, il faut régulariser, mais en même temps on doit les autoriser à travailler pendant que le processus est en cours. Le gouvernement devrait demander à l’Inspection du travail de ne pas infliger des amendes aux Haïtiens qui travaillent sans documents », a déclaré le porte-parole.

Vu que des milliers d’entre eux ont exprimé la volonté de retourner dans leur pays natal, mais n’ont pas les moyens pour se payer les tickets d’avion, Pierre a exhorté le gouvernement chilien à établir une table de dialogue avec la communauté dans le pays et de fournir un avion deux fois par mois à ceux qui veulent rentrer en Haïti.


« Nous voulons que le gouvernement nous donne un coup de main. Il y a des milliers et des milliers d’Haïtiens qui veulent rentrer », a-t-il indiqué.