L’ancien homme fort de l’Équateur (2007-2017) qui a intégré la vague de gauche en Amérique latine, aurait participé en 2012, au présumé enlèvement d’un parlementaire, un opposant farouche du président, alors qu’il vivait en Colombie


Quito, mercredi 4 juillet 2018 ((rezonodwes.com))–L’acte reproché à l’ancien président Rafael Correa remonte à 2012, du temps de sa gloire qui s’est évaporée en 2017 au terme de son second mandat.

La justice équatorienne a émis mardi un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Rafael Correa (2007-2017), qui se trouve actuellement en Belgique pour, nous citons, « non-respect d’une mesure de liberté sous caution liée à une présumée tentative de kidnapping en Colombie en 2012, d’un ancien député-opposant farouche au régime Correa« .

Cette mesure de la dernière rigueur est intervenue après qu’une demande du Bureau du Procureur équatorien pour que l’ancien président soit gardé en détention préventive, n’a pas été suivie d’effet. L’ordre intimé à l’ancien-président Correa de se présenter tous les 15 jours à la Justice équatorienne pour fournir des éclaircissements sur l’affaire, a été boudé par le principal concerné qui a élu domicile en Belgique.


Fernando Balda, ancien membre du Parti de la société patriotique (PSP), accuse Correa d’avoir commandité son enlèvement à Bogota en 2012. Cinq personnes l’ont forcé à monter à bord d’ une voiture, mais la police colombienne a intercepté le véhicule et empêché l’enlèvement.

Soulignons que Correa a intégré la vague de gauche triomphante qui a secoué l’Amérique latine au début du siècle. Aux côtés du Vénézuélien Hugo Chavez, il a dirigé un gouvernement populaire qui a réformé l’État équatorien, défié les États-Unis et pour finalement placer le secteur de communication le plus riche et privé entre la croix et l’épée. Il était impitoyable avec ses adversaires,l’ayant accusé de maintenir un pouvoir autoritaire.