Le procureur de la République vient d’ouvrir une enquête criminelle sur l’ancien chef d’Etat, Rafael Correa, pour « mauvaise gestion de la dette externe contractée« 


Quito, jeudi 19 avril 2018 ((rezonodwes.com))-Le président Correa qui a dirigé l’ Equateur de janvier 2007 à mai 2017, n’est pourtant pas le seul placé dans le collimateur de la justice de son pays l’accusant de mauvais gestionnaire d’une dette externe contractée.

En effet, huit autres anciens fonctionnaires publics sont, également depuis mercredi, placés sous investigation criminelle pour les mêmes motifs.

L’enquête pénale dont font l’objet l’ex-président équatorien Correa, et ses proches collabos, est venue après un audit commandité  par le Contrôleur Général qui a, par la suite, découvert une documentation secrète de la dette avec plusieurs modifications arithmétiques. Les hommes du président, selon le C.G., auraient établi une corrélation dette-produit intérieur brut afin de majorer le montant d’emprunt tout en effectuant une vente anticipée du pétrole qui n’a pas été considérée comme crédits, d’après les documents secrets analysés.


Toutefois, le parquet de Quito a déclaré que « beaucoup d’irrégularités sont décelées dans l’ utilisation de la dette externe par le Ministère de l’Economie et des Finances, la Banque Centrale de l’Equateur, le Secrétariat National à la Planification et au Développement et d’autres institutions liées directement à l’Etat par contrat pour l’exploitation des ressources publiques provenant de la dette interne ou externe allant du 1er janvier 2012 au 24 mai 2017« .

Ironie du sort, son ancien vice-président (2007-2013) devenu par la suite [l’actuel] président de la République, Lenin Moreno, a déclaré qu’il demanderait l’ouverture d’une enquête sur les présumées contributions des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie) aux campagnes électorales de son prédécesseur.

Dans des déclarations exclusives sur la chaîne de télévision NTN, le président Moreno a indiqué avoir observé une évidence audio-visuelle présentée par un journaliste, et a précisé que « si effectivement les guérilleros colombiens fournissaient des ressources à Correa, cela équivaudrait à un sérieux manque d’éthique, de moralité et d’irrespect en ce qui devrait être la politique« .

M. Moreno a ajouté que la vidéo sera livrée aux autorités judiciaires de l’ Equateur pour les suites nécessaires.


Pour sa part, sur son compte Twitter, l’ex-président Correa a rétorqué en écrivant : « Avez-vous compris qu’il s’agissait aussi de votre campagne ? Quelle ineptie ! On ne trompe plus personne quand on est caché derrière un écran de fumée« .