Une toute première de notre ère, au XXIème siècle ! Le Palais National envoie à l’étranger une délégation officielle haïtienne assister aux funérailles d’un président haïtien mort à l’extérieur. Où est donc passé le commandant en chef des Forces Armées d’Haïti ? Va-t-il déplacer troupes, fanfare et arsenal pour la sonnerie aux morts et les vingt et un coups de canons devant accompagner la cérémonie ?


Santo Domingo, dimanche 1er juillet 2018 ((rezonodwes.com))–Choix de l’embarras ou embarras du choix ! Le Palais National, qui après un tweet laconique, n’a pipé mot depuis le décès de l’ex-président Henri Namphy, le 26 juin 2018, a préféré faire parler le représentant de sa Mission diplomatique en République Dominicaine.

En effet, à travers une circulaire, rien à voir avec un communiqué de presse, l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo a informé son personnel que Antonio Rodrigue, le ministre des Affaires Etrangères, débarque à Santo Domingo le dimanche 1er juillet.

Cette information vient confirmer l’absence samedi soir d’autorités haïtiennes de haut rang à la veillée funèbre où le cercueil du regretté disparu était recouvert du bicolore, qu’il avait rétabli dans ses couleurs Bleu et Rouge au lendemain du 7 février 1986, à la chute de la dictature des Duvalier.


Selon cette circulaire interne, le président Jovenel Moise se fait représenter aux funérailles de l’ancien-président Henri Namphy par son ministre des Affaires Etrangères, alors que l’actuel chef de l’état était vu en public avec le défunt général en janvier 2017 jusqu’à l’inviter à venir à Port-au-Prince assister à son intronisation, le 7 février de la même année.

Notons que c’est le dimanche 1er juillet à 02:00 (heure de Santo Domingo) que les funérailles de l’ancien commandant en chef des FAd’H, mis à la retraite en juin 1988 par le président Manigat, seront chantées à la Chapelle Funéraire Blandino, située à l’Avenue Abraham Lincoln en plein cœur de la capitale de la République Dominicaine.

Le général Namphy, avant d’être déposé dans sa dernière demeure, aura-t-il une dernière fois droit au salut militaire ? Par qui ? Quid de la sonnerie aux morts ? Qui se chargera des salves de 21 coups de canon ?


Le Palais National laissera-t-il aux dominicains le soin d’accomplir tout cela en son nom ?