Port-au-Prince, dimanche 22 juillet 2018 ((rezonodwes.com))– Sept organisations  de la société civile ont, dans un document, formellement demandé au président Jovenel Moise de redresser la barre et d’apporter son aide à la Police Nationale d’Haiti (PNH) pour que cette institution puisse remplir sa mission de.protéger les vies et les biens.


Le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), le Centre Œcuménique des Droits Humains(CEDH), la Commission Episcopale Nationale – Justice et Paix (CE-JILAP), le Centre de Recherche et de Formation Economique et Sociale pour le Développement (CRESFED), la Plateforme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) et le Sant Karl Lévêque (SKL) exigent qu’en tant que garant de la bonne marche des institutions de la cité, le chef de l’état devra, en ce sens, mettre fin aux démarches de politisation et de déséquilibre de l’institution policière.

Tout en estimant que l’heure de la propagande avérée est terminée, ces organisations ont recommandé à Jovenel Moise d’opter pour une nouvelle orientation de sa politique publique, qui pourra véritablement donner une lueur d’espoir aux filles et aux fils du pays.

Passant en revue les événements des 6, 7 et 8 juillet 2018, le comportement du premier ministre « démissionnaire » Jack Guy Lafontant au parlement (considéré par elles comme une gifle pour l’Assemblée des Députés) et la destruction illégale des maisons des voisins du président Jovenel Moise, les 7 organisations ont rappelé que le Président Jovenel Moïse avait promis d’améliorer les conditions de vie de la population, alors que plus d’un peut constater le contraire à près de deux (2) ans de son accession au pouvoir. La situation, selon elles, s’est aggravée, traduisant ainsi la non-jouissance des droits sociaux et économiques.


Pour ces organisations, la grogne sociale exprimée suite à la décision irresponsable et irréfléchie du Président Jovenel Moïse et de son gouvernement d’augmenter le coût des produits pétroliers, est loin d’être une affaire liée à l’augmentation des prix du carburant. Elle est l’une des conséquences de l’exclusion sociale, de la corruption, du mépris des dirigeants pour les citoyens et de l’absence des services sociaux de base qui devraient conduire à la jouissance effective des droits fondamentaux.

CARDH, RNDDH, CEDH, CE-JILAP, CRESFED, POHDH et SKL ont estimé qu’il faut mettre de côté la rhétorique du « partage du gâteau » et qu’en réponse aux exigences de la population haïtienne, il faut un gouvernement pour le peuple qui devra adopter une politique d’austérité, en réduisant considérablement les portefeuilles ministériels.