Les autorités haïtiennes tiennent mordicus à la réalisation du Centre financier de l’île de la Gonâve. Un projet ayant fait couler beaucoup de salive en 2016 et qui avait du être mis en veilleuse depuis

Port-au-Prince, mardi 24 juillet 2018 ((rezonodwes.com))– Alors qu’on croyait le projet jeté aux oubliettes, le Centre financier de l’île de la Gonâve, créé par décret publié dans le journal officiel, Le Moniteur, sous l’administration Martelly, va finalement prendre corps, si l’on en croit le dernier appel à manifestation d’intérêt de la Banque de République d’Haiti rendu public dans le but de sélectionner une firme pour la réalisation d’études de faisabilité de projets prioritaires et l’élaboration d’une stratégie de mise en oeuvre.


En effet, la BRH, organisme public jouissant de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, ayant son siège principal à Port-au-Prince, compte recruter une firme de consultation qui aura pour mission d’accompagner le Gouvernement Haïtien dans la réalisation d’études de faisabilité des projets stratégiques prioritaires, le montage des dossiers d’appel d’offres pour ces projets prioritaires, la participation à l’évaluation et à la sélection des firmes d’exécution, l’élaboration de plans destinés à faire la promotion auprès des potentiels investisseurs pour obtenir les fonds nécessaires pour la réalisation desdits projets.

Dans le cadre des missions décrites dans le document, le soumissionnaire devra proposer et assister le Gouvernement dans le montage institutionnel et juridique devant permettre le développement de partenariat public-privé, conduire des études de faisabilité dans les domaines visés.

Selon la BRH, ces projets seront élaborés dans les domaines comme le développement touristique, le développement d’infrastructures urbaines comprenant reconstruction et rénovation urbaine, réorganisation de transport en commun, la création d’un parc technologique et d’un centre financier à l’île de la Gonâve.


Ce projet a suscité un véritable tollé au sein de plusieurs secteurs de la vie nationale assimilant la création de ce centre à une vente en catimini de l’île de la Gonâve et de ses ressources ou à un paradis fiscal pouvant entacher la réputation du pays avec des opérations financières illégales.