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Selon l’ancien parlementaire, le gouvernement entend partir en guerre contre des jeunes qu’il a dans un premier moment armés à Village de Dieu. En ce qui concerne les maisonnettes détruites par les forces de l’ordre, Antonio Cheramy décèle une injustice sociale, selon Antonio Cheramy

Vendredi 18 décembre 2020 ((rezonodwes.com))– Les interventions policières à Village de Dieu s’apparentent à des opérations de saupoudrage, estime l’artiste et homme politique Antonio Cheramy.

L’ancien sénateur de l’Ouest participait, jeudi 17 décembre à une conférence sur la réforme constitutionnelle engagée par le pouvoir. Selon ses considérations, le gouvernement, acculé, cherche à désarmer des jeunes qu’il a, dans un premier temps mobilisés dans des quartiers populaires.

À propos des travaux engagés par le Comité consultatif pour la réforme constitutionnelle, le leader de Matris Liberasyon, de son nom d’artiste Don Kato, insiste sur le fait que les actes de banditisme et de criminalité ne résultent pas de l’application de la Loi mère, mais relèvent de calcul politique.

Dans les jardins de Kiskeya, Antonio Cheramy a fait part de ses préoccupations sur la conjoncture politique marquée par des décisions maladroites du Président Jovenel Moise.

La publication dans le journal officiel Le Moniteur des décrets controversés sur le renforcement de la sécurité publique et celui portant création et fonctionnement de l’Agence nationale de l’Intelligence témoignent d’une provocation, selon ses analyses.

D’autres interventions dont celles de Savannah Savary, de Sonet Saint-Louis, de Georges Eddy Lucien sur les initiatives du Chef de l’État de pourvoir au changement de la Constitution convergent dans un seul sens ; celui d’une démarche inopportune.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com