Dans ce pays de l’Asie, un inculpé de blanchiment d’argent est considéré comme un pestiféré et est démis immédiatement de toute fonction publique avant même sa comparution devant un juge. L’ancien Premier-Ministre Najib Razak a été formellement accusé de corruption et de blanchiment d’argent. Il aurait fait un virement de $ 10.3 millions sur son compte bancaire et risque au minimum 15 ans de prison pour chacun des actes d’accusation


Mercredi 8 août 2018 ((rezonodwes.com))–Najib Razak, 65 ans, est apparu mercredi matin au palais de justice de Kuala Lumpur pour une audience préliminaire avant procès.

L’ex-Premier ministre malaisien, Najib Razak, a été visé mercredi par trois chefs d’inculpation liés au blanchiment d’argent et au financement antiterroriste, ainsi que plusieurs chefs d’abus de confiance et d’accusations de corruption qui avaient été notifiées début juillet.

La commission anti-corruption de la Malaisie avait précisé auparavant que toutes les accusations étaient liées à un virement de 42 millions de ringgits (10,3 millions de dollars) sur le compte bancaire personnel de M. Najib par SRC International, une ancienne filiale du fonds souverain 1MDB.

A l’audience, le ministère public a déclaré que ces 42 millions de ringgits, versés en trois tranches sur le compte bancaire de M. Najib, provenaient d’activités illégales.

Chacune des trois accusations de blanchiment d’argent est sanctionnée d’une peine allant jusqu’à 15 ans de prison et d’une amende pouvant aller jusqu’à cinq fois les sommes indûment acquises.