Mea culpa ne peut et ne saurait suffire.

par Kathleen Desravines

Port-au-Prince, jeudi 26 juillet 2018 ((rezonodwes.com))– Il s’agit de sauver ‘le Parlement » ou toutes autres institutions moribondes menaçant les fondements même de la démocratie.


Le Parlement ne doit pas subir le sort des FAd’H que l’ex Président Jean Bertrand Aristide avait « démoli », argue-t-on. Sauf qu’ il y a lapsus dans cette tentative de manipulation extrémiste.

Aristide n’a fait que consacrer la démobilisation d’une armée affaiblie, affaissée et hiérarchiquement désorganisée, croupissant sous le poids de ses coups d’ État répétés.

On nous propose de choisir à visières levées et en toutes bonnes causes, la démocratie dysfonctionnelle en lieu et place de la démocratie institutionnelle.

Car, toute démocratie institutionnelle sous entend prioritairement ,le bon fonctionnement des institutions.

Le parlement haïtien dans son régime de privilèges et de corruption, ne contribue qu’à la perversion démocratique.


Le Parlement haïtien, figure du législatif, en tant qu’ institution, colonne vertébrale de ce système démocratique derrière lequel nous courrons tant, après, ne saurait être « mal nécessaire ».

Le législatif doit être en mesure de jouer son rôle de contrôle des actions de l’Exécutif. Présentement il n’ est que centre de marchandages avec l’Exécutif comme client principal.

Il nous faut refuser l’option crasseuse et maladive de cette mentalité « pito nou lèd nou la » pour approuver et tolérer les dérives de toutes sortes.

Cette institution avec 146 élus, bouffe à elle seule, le budget national. Son enveloppe dépasse celle de la Santé, de l’Environnement, des Sports, etc…

146 élus, un poids énorme et colossal pour la République, à entretenir dans un foisonnement de privilégiés et d’actes de corruption innombrables, de trafics d’influence continuels, qu’ils jugent cependant comme étant leur dû.


Mea culpa ne peut et ne saurait suffire.

Il nous incombe de repenser la formule dans notre système et régime de représentativité actuelle, et décider, si entretenir et engraisser des élus pour mieux nous enfoncer dans la banqueroute financière est un « impératif démocratique ou simplement de la perversion démocratique.

Kathleen Desravines