par Henri-Claude Junior TELFORT

Samedi 25 août 2018 ((rezonodwes.com))– Le #petrocaribechallenge est une sorte de prémices. C’est un tout petit premier pas. C’est une entrée en matière, un avant-goût, un apéritif d’un fielleux repas de la reddition des comptes. Le maître de maison devra se charger d’inviter ses convives avec une minutie rare à des festivités royales du siècle des Lumières.


Des ministres, des directeurs généraux, des parlementaires, des gwochabwak devront s’asseoir, bon gré mal gré, à cette table et s’incliner devant les règles de préséance que dictera la loi mère de la nation. La jeunesse haïtienne, étant maître de maison, devra se défaire des formalités d’usage, des préliminaires farfelus, des introductions superflues qui leur imposeraient du respect et de la gentillesse envers leurs hôtes et devra d’un ton décidé, sans rechigner, sans détour poser la question suivante : « Kot kòb petrocaribe a » « où est l’argent de petrocaribe » ?

L’avez-vous gobé ? De la lumière doit jaillir sur ce dossier ! A cette séance de dégustation incommodante, l’occasion sera bien chère à nous pour leur apprendre notre haut-le-cœur. Ils devront savoir que nous avons marre, au plus tréfonds de notre être, de leurs pratiques mensongères, leur comportement anticitoyen, leurs discours creux, leurs promesses insensées à donner le fou rire, leurs justifications boiteuses, leurs palabres incessantes devant les médias traditionnels.

Nous sommes bien imbus de leur connivence et nous avons choisi d’autres voies de canalisation de nos plaintes : les réseaux sociaux. A ce buffet spécial ne devront pas être conviés ces autres politiciens vautours, mauvais perdants, qui crient au scandale uniquement parce qu’ils n’ont pas pu participer à ce juteux crime financier et sont donc, pour la plupart, frustrés.


Ce mets devra être l’affaire seulement d’une jeunesse choquée, révoltée, perdue…Ce ne devra être que le cri d’une #jeunesse qui se veut #insoumise, une jeunesse qui dicte ses nouvelles lois pour une Haïti sans préjugés de couleur, sans rancune sociale, sans luttes intestines, sans incitation à la violence, sans le #KoupeTètBouleKay, sans impunités… Les nouveaux dirigeants devront servir et non jouir. Ils sauront à quoi s’attendre en cas d’écarts face à leurs responsabilité et devoir. Pour la nouvelle Haïti, #AyitiNouVleA, un exemple devra être tracé.

Les dilapidateurs du fond PetroCaribe devront répondre de leurs actes. À partir de ce moment là seulement que la nouvelle Haïti est possible et qu’il faudra que nous autres jeunesse haïtienne nous impliquons pour de bon afin de repenser les socles de la société. Il faudra arrêter l’horloge du temps pour redéfinir, pendant au moins deux ans, dans un long discours concerté par la grande aristocratie aussi bien que par toutes les franges sociales, les plus fins détails de la société sur les questions de l’agriculture, du commerce, de la constitution, des institutions, de l’homme haïtien…


C’est le moment de revoir les chapitres de notre manuel d’histoire et d’en apporter correction pour la postérité. Nous avons trop fait confiance à ces politicards ambitieux, avides de pouvoirs, de luxure et d’argent. Maintenant, c’est au tour du gibier de chasser les chasseurs.

#PlaceÀLaJeunesse ! #PlaceALaMobilisation ! #TraçonsDesExemples ! #KotKòbPetrocaribe #AyitiNouVleA.

Dr Henri-Claude Junior TELFORT