Wilson Laleau pointe du doigt l’ancien président Jocelerme Privert dans ce qu’il pense être une machination politique contre ses collègues et lui

Port-au-Prince, lundi 3 septembre 2018 ((rezonodwes.com))– Le chef du cabinet du président Jovenel Moïse, Wilson Laleau, a fondu en larmes, lundi matin, sur le plateau de Radio Télé Métropole pendant son intervention sur le dossier de la dilapidation des fonds du programme Petro-Caribe.


L’ancien vice-recteur de l’Université d’État d’Haiti (UEH) a affirmé être victime d’un lynchage politique déguisé sous forme de revendication populaire.

L’ancien ministre des finances du président Martelly a accusé dans cette affaire l’ex président Jocelerme Privert qui, selon lui, est la main cachée derrière ce mouvement orchestré sous couvert du dossier Petro-Caribe.

Pour Laleau, qui n’a pas su retenir ses larmes en évoquant les souffrances psychologiques endurées par ses parents, les participants à ces actions de persécution politique redoutent une vraie enquête alors que lui, il est partisan d’une investigation sérieuse sur l’utilisation de ces fonds.

Notons que la plupart des analystes politiques ont toujours encouragé le pouvoir auquel fait partie Laleau de prendre l’initiative de lancer une enquête impartiale sur l’utilisation des fonds de Petro-Caribe et de réaliser un procès juste et équitable afin de déterminer les vrais coupables.


Mais ces dirigeants ont préféré passer outre ces recommandations, préférant accoler des étiques à tous ceux qui ont osé se prononcer sur ce fait.

Le président Jovenel Moise avait juré, en France, qu’il jouera pieds et mais pour bloquer le dossier et avait déclaré, comme son chef de cabinet, que cette affaire a été mise en lumière pour persécuter ses proches, avant de se dédire récemment devant l’ampleur prise par les revendications populaires et les dernières mesures des États-Unis contre le sénateur et entrepreneur dominicain Félix Bautista.

De son coté, l’ex président Michel Joseph Martelly a déclaré ce week-end au micro de l’animateur de musique, Guy « Wewe » Webern Guerrier, que le dossier Petro Caribe est basé « sur une futilité, … sur du sable ».