Port-au-Prince, jeudi 26 juillet 2018 ((rezonodwes.com))– Dans une correspondance adressée le 24 juillet dernier, le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Ocnam Clamé Daméus, a invité l’homme d’affaires Réginald Boulos à une rencontre en son Parquet le lundi 30 juillet 2018, à 14h30 pm.


Me Daméus a attiré l’attention de M. Boulos sur le fait que cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une enquête criminelle conduite et suivie contre les auteurs intellectuels et exécutants d’actes de pillages, de destructions, d’incendies, de dévastations, d’incitation et d’excitation de la population à la violence les 6,7 et 8 juillet 2018, dans l’aire métropolitain.

Pour le Commissaire Daméus, Réginald Boulos, propriétaire des enseignes Délimart et de Nissan, fait partie du nombre de personnes que le Parquet juge opportun d’entendre à cet effet.

De son coté, dans une lettre à la nation, le concerné avait noté que « Lors des pillages de supermarchés, le samedi 7 juillet, il se trouvait, parmi les déchouqueurs professionnels en mission, des personnes aux conditions très humbles, des pauvres qui avaient effectivement faim et en quête de quoi se nourrir le jour-même voire le lendemain. »


Pour lui, l’appareil judiciaire doit épargner ces êtres tourmentés de misères insoutenables et sévir avec la dernière rigueur contre les criminels de métier, les auteurs intellectuels, les opérateurs et groupuscules politiques de mauvais aloi, et contre les acteurs et groupes d’intérêts économiques ayant commandité et financé ces opérations ciblées de déchouquage.

« La misère des humbles ne saurait servir de prétexte aux entreprises de revanche politique ni de couverture aux actes mafieux de vendetta économique. La soif pathologique du pouvoir des uns constitue un frein à la consolidation de la démocratie en Haïti. De même, l’appétit glouton d’autres pour davantage de richesses mal acquises se pose en menace pour la bonne gouvernance, l’investissement entrepreneurial privé sain et la stabilité politique et sociale », avait indiqué Boulos.