Libérés sous caution, il y a plus d’un an, après avoir été formellement accusés et inculpés de corruption, de blanchiment d’argent, de falsification de documents, dans l’Affaire Odebrecht, lors d’une audience de première comparution au Palais de Justice de Ciudad Nueva, à Santo Domingo en mai 2017, Ángel Rondón, Víctor Díaz Rúa, Andrés Bautista, Jesús Vásquez, Tommy Galán, Roberto Rodríguez et Conrado Pittaluga, devraient tous comparaître vendredi matin par devant un juge de la Cour Suprême de la République Dominicaine. Un procès préliminaire intenté contre eux débute ce jour-là malgré que 4 d’entre eux avaient récusé le juge


Santo Domingo, mardi 3 juillet 2018 ((rezonodwes.com))–Ils sont tous de hauts dignitaires de l’Etat ou d’influents citoyens à qui la justice dominicaine demande des comptes et certains parmi eux, ont déjà fait de la prison le 29 mai 2017, sous l’accusation de perception de pot-de-vin et de blanchiment d’argent. Andres Bautista, ex-président du sénat dominicain, et les autres co-accusés auraient perçu et partagé entre eux quelque $92 millions que la firme de construction brésilienne, Odebrecht, aurait distribués pour pouvoir bien s’assurer de remporter les appels d’offres.

Le juge Francisco Ortega Polanco, de la Cour suprême de Justice de Santo Domingo, sous la pression du Mouvement des Verts et de la société civile dominicaine, relance vendredi prochain le procès de 7 des présumés accusés, dans l’Affaire désormais connue en Amérique Latine sous le nom de « Scandale Odebretch« .

Les accusés Angel Rondón, vice-présidents de CDEEE (Corporación Dominicana de Empresas Eléctricas Estatales), Víctor Díaz Rúa, Andrés Bautista, Jesús Vásquez, Tommy Galán, Roberto Rodríguez et Conrado sont convoqués vendredi à la salle Augusta, située au septième étage de la Cour suprême de Justice à Santo Domingo.


Toutefois, les avocats de quatre des accusés, Ángel Rondón Víctor Díaz Rúa, Andrés Bautista et Conrado Pittaluga qui avaient récusé le juge Ortega Polanco, n’ont pas eu gain de cause. La Cour suprême a rejeté leurs demandes et a ratifié le même juge, qui sera à l’audience du vendredi 6 juillet.

La peine encourue si leur culpabilité est prouvée, dans le scandale de corruption Odebretch, sera au moins de 10 (dix) ans à passer derrière les barreaux. Notons qu’accusés entre autres de corruption et de blanchiment d’argent, ces anciens dignitaires dominicains seront également jugés pour « falsification de documents et d’autres délits commis au détriment de l’État« .